Logo club Villes et Territoires Cyclables

pictogramme logo club des villes et territoires cyclablesProchains événements

22e congrès du Club des villes et territoires cyclables

1 - 3 octobre, Nantes

visuel_annonce_congres.gif
Le 22ème Congrès du Club des villes et territoires cyclables aura lieu à Nantes...

pictogramme appareil photoGalerie photos

Partenaires

Membres associés

Accueil  >  Actualités  >  De quoi la remise en [...] e le nom ?

De quoi la remise en question du stationnement vélo dans les gares du futur Grand Paris Express est-elle le nom ?

Réaction et point de vue du Club des villes et territoires cyclables

Dans sa recherche de pistes d’optimisation budgétaire, la Société du Grand Paris a proposé au gouvernement la « sortie des consignes à vélo des gares ou prise en charge par les promoteurs » aux côtés de mesures d’économie sur l’accessibilité des gare

Le Club des villes et territoires cyclables se félicite que le gouvernement rappelle à cette occasion la nécessité et le potentiel du rabattement vélo vers les gares. Mais s’alarme du fait qu’en 2019, en France, on puisse encore concevoir un réseau de lignes de métro automatique sans que l’insertion urbaine des gares et leur accessibilité à vélo et à pied ne soient "sanctuarisées" et non négociables.

 

 « Ce que la proposition de la Société du Grand Paris de sortir les consignes à vélo des gares et de la programmation des projets nous dit de la vision de certains aménageurs ou opérateurs est consternant », selon Pierre SERNE, président du Club des villes et territoires cyclables. « Qu’on imagine un réseau de métro express structurant en abaissant par avance le niveau de service des points de connexion avec les territoires que sont les gares est un contre-signal terrible. Cette option envisagée en dit long aussi sur le décalage entre l’ambition du gouvernement de développer le vélo et l’intermodalité vélo/transports collectifs et les gestionnaires d’un grand chantier de la mobilité en Ile-de-France. Nous devons rester vigilants afin que la recherche d’économie ne s’effectue pas aux dépens du vélo. Mais nous alertons le gouvernement sur la nécessité de porter le Plan national vélo et mobilités actives que le Premier ministre a lancé le 14 septembre dernier dans tous les grands projets, a fortiori quand c'est l'État qui en porte la responsabilité. Force est de constater, en effet, que le vélo et la mobilité alternative à la voiture ne sont pas encore dans le "logiciel" de tous les opérateurs, y compris ceux en charge de réseaux de transport public ! En 2019, c’est un syndrome qui doit alerter le gouvernement afin que les ambitions et les objectifs du Plan vélo ne restent pas au stade d’intentions vertueuses »

 

Aux Pays-Bas, 44 % des personnes qui utilisent le train pour se rendre au travail viennent à vélo à la gare. Pour obtenir ce résultat, le gouvernement a consacré 200 millions d’euros pendant cinq ans, de 2005 à 2010, à la réalisation de parkings vélo de grandes capacités dans 380 gares, obtenant ainsi 46 % d’augmentation de la pratique du vélo chez les usagers du train.

En France, plutôt que de remettre en cause le stationnement des vélos dans les gares, il faut au contraire en accélérer la réalisation tout au long de la chaîne du déplacement, au domicile et à destination, sur les lieux de travail et d’études et dans les pôles d’échanges multimodaux. 

Le projet de loi d’orientation des mobilités qui va être examiné au Parlement affirme l’importance de l’intermodalité vélo/transports publics avec des dispositions relatives au stationnement vélo dans les pôles d’échange multimodaux. C’est bien mais il faut aller plus loin. La Loi pourrait prévoir des quotas minimaux (précisés par décret) de places de stationnement sécurisé dans les gares et les pôles d’échanges et veiller à leur application.

 

Le Club rappelle en effet que l’obligation de créer des places de stationnement vélos sécurisées dans les gares nouvelles ou rénovées figure dans la loi portant réforme ferroviaire de 2013 qui prévoyait que la SNCF devait se doter d’un plan d’aménagement et de financement de places de stationnement vélo dans et aux abords des gares prioritaires en concertation avec les collectivités locales. Or, la SNCF n’a jamais communiqué de données relatives à cette obligation et au nombre de places réalisées.

Le dérapage de la SGP est une invitation à réaffirmer les objectifs du Plan national vélo que le gouvernement doit maintenant rendre concret sans délai.

©2012-2019 Azimut Communication - Création sites internet & Bornes interactives
Mentions légales | Plan du site