
Prochains événements
Galerie photoLe "vélo partagé" est un système de mise à disposition publique - gratuite ou payant - de vélos. Elle prend différentes formes: vélos en libre service (Vélib', Vélov), de location classique, voire de systèmes plus innovants comme le système Call a bike en Allemagne. C'est à La Rochelle qu'il apparaît pour la première fois en Europe, en 1975.
Aujourd’hui les 32 systèmes de vélos en libre service en France (octobre 2010) se répartissent de manière homogène sur le territoire français. Par ailleurs, 80 % des agglomérations de plus de 500 000 habitants l’ont adopté.
N-B : Nous reprenons ci après les données d’une étude sur l’économie du vélo publiée en octobre 2009, qu’Atout France a confiée à INDDIGO/Altermodal, en partenariat avec la Coordination Interministérielle pour le développement de l’usage du vélo, le MEEDDM, le Ministère de la Santé et des Sports, le Conseil national des professions du cycle, l’Association des départements cyclables, et le Club des villes et territoires cyclables.
La pratique de la bicyclette est assez répandue, la petite
reine compte ainsi 25 millions d’usagers réguliers et 10 millions d’usagers
occasionnels. Cependant, la pratique quotidienne reste relativement
faible : en effet seuls 2,85 % des
déplacements sont effectués à vélo (cf. schéma 1).
On observe en outre une corrélation entre montant des investissements publics dans les politiques cyclables et la part modale du vélo : dans les villes les plus volontaristes, la part modale du vélo atteint presque 10% de part modale.
Après avoir fortement diminuée depuis les années 50, puis s’être stabilisée en 1997, la pratique du vélo en ville a repris et s’est accentuée dans les années 2000. Quelques chiffres le montre de façon éloquentes : dans les agglomérations rennaise et toulousaine, le nombre de déplacement effectués en vélo ont respectivement augmenté de 33 % entre 2000 et 2007 et de 22% entre 1990 et 2003. A Paris on assiste à un bond de 200% du nombre de déplacements effectués à vélo entre 1991 et 2001 ; à Lyon entre 1995 et 2006 on assiste à une augmentation de + 300%.
Ces nouveaux déplacements présentent une série de caractéristiques similaires : ils sont pour la plupart inférieurs à 2km, sont principalement effectués par les cadres, les professions libérales et des étudiants dans des villes ou le relief est relativement peu contraignants.
Enfin, les chiffres de l’étude ATOUT France montre une féminisation de la pratique du vélo en ville.
Contrairement aux idées reçues, le touriste à vélo est des plus dépensiers, notamment le touriste itinérant. Le niveau total de dépenses, tous types de tourisme vélo confondus est en effet de 5,6 millions d’euros (cf. schéma 2).
Par ailleurs, le vélo est aussi la seconde activité sportive des français en séjour en vacances.
Selon les estimations d’Atout France, il y aurait 2millions de touristes sportifs en France, dont 500 000 pratiquant le vélo dans un club. Ces hommes (car seuls 1/3 des touristes sportifs sont des femmes) ont en moyenne entre 50 et 65 ans, ils parcourent 68km par sortie pour les licenciés et 35km pour les non-licenciés.
Le tour de France, fleuron de la pratique professionnelle du vélo rapporte quant à lui 272 millions de retombées économiques.
Enfin, le VTT est le type de vélo le plus vendu chaque année en France : 1,7 millions d’unités ont par exemple étés vendues en 2007, soit un total d’environ 14 millions de vélos en activité.
3,5 millions de vélos ont ainsi été vendus en 2008 pour un total de 897 millions d’€, soit une hausse de + 1 % par rapport à 2007.
Le prix moyen de vente d’un vélo reste peu élevé en 2008 : 262 euros. Cette information doit cependant être quelque peu nuancée par un prix kilométrique moyen élevé du fait de la fiable espérance de vie de l’objet.
Enfin, on note que l’industrie du cycle dans son ensemble emploie 2 200 personnes et enregistre un chiffre d’affaires de 345 millions d’euros (dont 250 millions pour Décathlon).
Tous les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire que 30 minutes d’exercice par jour ou 3 heures par semaine diminuent le risque d’apparition des pathologies chroniques. Le vélo participe à cette dynamique et aurait concouru à économiser près de 5,6 milliards d’€
en dépenses de santé en 2008 en France.
Par ailleurs, la part du vélo dans le coût total de l’insécurité routière en France est de 1,2 % (318 millions d’€).
En 2008, le linéaire cyclable en milieu urbain (pistes, bandes et double sens cyclables, couloir de bus autorisés) est égal à 0,29 mètre par habitant.
Dans les vélos toute et les voies vertes, c'est-à-dire hors milieu urbain, les collectivités ont investi 150milions d’euros, soit une moyenne de 2,4 euros par an et par habitant.
La grande tendance en matière de politiques publiques en faveur du vélo en 2008 reste le VLS. Désormais, 80% des communes de plus de 500 000 habitants bénéficient d’un système de vélo en libre-service.
Page(s): 1 2