LE VELO DANS LA VILLE
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2001 - 2007 : six années
pour changer la ville.
Les citadins aspirent majoritairement
à une ville moins polluée, plus conviviale, plus tranquille,
à l'échelle des piétons et non plus des voitures.
Des choix sont à faire par les acteurs locaux pour lutter contre
la pollution et les encombrements... En commençant par une
meilleure redistribution de l'espace public. En considérant
la ville non plus comme un enchevêtrement de routes mais comme
un ensemble de quartiers à vivre. En pensant au cycliste, au
piéton et en développant les transports collectifs.
C'est ainsi, en modifiant résolument les fonctions et les espaces
de la ville, qu'on la rend plus proche de ses habitants, plus agréable
à vivre.
"Aménager la ville pour le vélo, c'est la rendre
plus vivable"
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La boîte
à outils marche à pied-vélo
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En développant conjointement
une politique en faveur du vélo, des piétons et
du transport public, on favorise une ville dans laquelle on
se déplace, et non plus dans laquelle on circule. Le
réseau de voiries n'est plus conçu et organisé
dans la seule perspective de faciliter l'écoulement rapide
des voitures !
Agir en faveur des modes doux et des transports en commun dans
l'organisation de la rue, concevoir des aménagements
de voirie et des dispositifs de stationnement qui favorisent
l'usage quotidien du vélo, prendre en compte les personnes
à mobilité réduite, et la ville redevient
vivable !
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Le vélo,
créateur d'emplois de proximité
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Parkings gardés pour cycles
à proximité des gares ou des stations de transports
urbains, location de vélos, travaux d'entretien et de
réparation de cycles...
Le partenariat des collectivités et des transporteurs
publics avec des associations d'insertion, la création
de nouveaux services par de jeunes entreprises dynamisent l'usage
du vélo et l'emploi local.
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Urbi et orbi : le
vélo sans frontière
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Le vélo est utilisé
pour les déplacements quotidiens, pour la détente
et le tourisme. Cyclistes urbains réguliers comme touristes
et visiteurs occasionnels d'une ville doivent disposer d'itinéraires
continus, cohérents et sûrs. Une bonne liaison
entre le réseau cyclable urbain et le réseau national
des véloroutes renforce l'attrait des aménagements
et encourage la pratique.
Résultats : le riverain ne prend plus sa voiture pour
acheter sa baguette ou faire de la bicyclette le dimanche...
Le cyclotouriste, lui, fait une pause et découvre la
ville...
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Une offre «
vélo » complète
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Le cycliste ne demande pas des
réalisations de prestige mais qu'on pense à lui
: itinéraires directs, possibilité de stationner
en sécurité au domicile, à la gare ou sur
son lieu de travail, signalisation directionnelle... Economique,
une politique cyclable implique cependant d'acquérir
le « réflexe vélo » dès qu'on
intervient sur la voirie, dans un lotissement ou en réalisant
un parc relais ou un pôle d'échanges multimodal.
Pour apporter le détail qui simplifiera la vie des piétons
et des cyclistes, la concertation avec les usagers permet de
trouver les bonnes idées. La communication, la promotion
du réseau cyclable et des services disponibles contribuent
aussi à leur utilisation.
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L'alliance vélo-transport
public : une combinaison gagnante
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Comment ? En facilitant l'usage
combiné du vélo et du transport public (bus, tramway,
train ou métro) et réciproquement grâce
à la mise en place de parkings vélos sûrs
dans les gares et aux arrêts de transports collectifs.
En encourageant la cohabitation des vélos et des bus
sur les voies qui leur sont réservées. En permettant
au cycliste d'emprunter un bus, un tramway ou un train avec
sa bicyclette dans des conditions confortables, pour lui et
pour les autres usagers.
Combiner vélo et transport public... et toutes les destinations
deviennent possibles !
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Le vélo, c'est
bon pour la santé
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... A condition de réduire
la vitesse des voitures. C'est ne pas en faire qui est dangereux
!
Le vélo favorise le développement physiologique
et psychomoteur de l'enfant. Il permet aussi de faire de l'exercice
au quotidien et donc de diminuer le risque coronarien chez les
personnes sans activité physique. Deux trajets à
vélo de quinze minutes par jour suffisent pour avoir
un cœur en bonne santé.
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Le saviez-vous
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Après une période de déclin constant depuis
le milieu des années 60, l'usage de la bicyclette en ville
progresse à nouveau et, si l'on réalise les aménagements
nécessaires, le vélo urbain dispose d'un fort potentiel
de développement et pourrait
se substituer à environ 15% des déplacements actuels
en voiture particulière.
En ville, plus de la moitié des déplacements en voiture
font moins de 5 kilomètres, avec une vitesse moyenne de 13
km/h, ce qui correspond à la vitesse moyenne des cyclistes
en ville.
De 300 mètres à 6 kilomètres, le vélo
est le mode le plus rapide en ville dense.
Le vélo, en zone urbaine peu dense, agrandit l'aire de
rabattement d'un arrêt de bus, d'une station de métro
ou d'une gare. Sur la base d'un trajet de 10 minutes, le vélo
multiplie par 15 la zone de chalandise d'une station de transport
public par rapport à la marche.
Beaucoup d'usages de la voiture sont motivés par l'accompagnement.
Les enfants sont de plus en plus conduits par leurs parents en voiture
vers leur école, les lieux de loisirs, les équipements
sportifs, même sur des distances très courtes. Ces trajets
des « parents taxis » représentent 10% des trajets
en voiture, du temps perdu, de l'espace public encombré...
et, pour les enfants, un apprentissage de l'autonomie retardé.
Il n'y a pas que les pistes cyclables. Décideurs et aménageurs
disposent d'une palette importante de moyens pour améliorer
la circulation des cyclistes : zones 30, bandes cyclables, itinéraires
vélos en double sens, couloirs mixtes, sas à vélos
dans les carrefours à feux, passerelles piétons-cyclistes...
L'article 20 de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle
de l'énergie du 30/12/96 dispose que "à l'occasion
des réalisations ou des rénovations des voies urbaines,
à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être
mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements
sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants,
en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L'aménagement
de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations
du plan de déplacements urbains lorsqu'il existe".
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En 2001,
les Français sont conscients des nuisances de la voiture en
ville. Les enquêtes et les sondages réalisés ces
dix dernières années montrent que les citadins aspirent
à ce qu'elle fasse de la place aux autres modes de transports,
plus économes en énergie, plus respectueux de l'environnement,
mieux adaptés à la ville.
En 1996, une étude réalisée auprès
des non-possesseurs de vélo dans les villes françaises
a montré que, parmi les usagers de la voiture (soit 54% de
l'échantillon), seulement un sur trois estime que la voiture
est le mode de transport idéal.
Les Français
sont prêts :
80%
des Français considèrent qu'il faut limiter fortement
la circulation au centre-ville.
84% pensent qu'il faut
créer plus de zones piétonnes.
92% qu'il faut créer
des parcs de stationnement en périphérie pour favoriser
l'accès aux transports publics.
(source: baromètre ADEME, CERTU,
GART, UTP, 1996)
Plus de neuf Français
sur dix souhaitent la création d'aménagements cyclables
(source : étude Marc Gilles
pour le GART, l'ADEME , le PREDIT en 2000)
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